Programme de fouilles archéologiques : 3 ans et une découverte

, par  agnouede , popularité : 6%

3e campagne : octobre 2018

"Sur le site de la Hail de Pout, à Troumouse, la troisième campagne de fouilles vient de s’achever. L’équipe d’archéologues dirigé par Guillaume Saint-Sever a travaillé sur deux habitations, probablement d’estives, révélatrices d’occupations humaines s’échelonnant de – 2300 à – 2100 avant notre ère.....Les archéologues ont notamment trouvé des céramiques de culture campaniforme dont la datation révèle des occupations humaines sur une période assez courte : 200 ans, de – 2300 à – 2100.
Le secteur compte quatre habitations (d’environ 4 m sur 3) en pierres sèches. L’équipe de Guillaume Saint-Sever, directeur du chantier de fouilles rattaché au laboratoire de Toulouse Le Mirail, a travaillé cet été sur deux habitations. « Ces maisons ont été incendiées à plusieurs reprises. Des vestiges ont pu être ainsi conservés grâce à ces incendies », souligne Guillaume Saint-Sever.

....Deux types d’habitat : Les archéologues ont découvert, sous les premières habitations en pierres sèches, une autre forme d’habitat avec de simples poteaux porteurs calés dans des trous. « On a donc deux méthodes architecturales qui se succèdent dans le temps… Il n’y a peut-être eu qu’une même population où différentes populations qui sont venues successivement occuper le cirque de Troumouse. On observe en effet notamment un changement de typologies des céramiques retrouvés. Est-ce la même population qui a évolué sur place ou y a-t-il eu des échanges entre différentes populations ? ». Guillaume de Saint-Sever n’a pas des éléments de réponses définitives de cette transition, seulement quelques indices.
Quoi qu’il en soit, le chercheur penche cependant pour une occupation temporaire. « On se situe à 2000 m d’altitude avec un enneigement hivernal particulièrement important. Du coup, on suppose pour l’instant que ce sont des habitats temporaires qui devaient fonctionner avec des habitats à l’étage inférieur. C’étaient des sortes d’estives en lien avec une exploitation du milieu plus large qu’actuellement. C’est-à-dire avec de la chasse, l’exploitation des différentes ressources végétales et aussi l’utilisation de filons métalliques que l’on peut retrouver dans tout le cirque de Troumouse et essentiellement le filon de cuivre. Il est possible que ce soit l’un des aspects de cette occupation d’altitude », conclut Guillaume Saint-Sever."

Leblanc, Publié le 08/10/2018 à 15:32, Mis à jour le 08/10/2018 à 20:08
Des traces d’occupation humaine de 2300 ans avant JC mises au jour en altitude dans les Pyrénées

2 e campagne : Des fouilles sont réalisées par des universitaires à Troumouse tout le mois de septembre 2017.
1 er campagne : Elles ont commencé en 2016, à la Haille det Pout,

Les trouvailles :
"Nous avons trouvé des petits morceaux d’écorce, des petits brandons qui vont nous aider à déterminer les techniques de construction de cet habitat ».

Les restes d’objets trouvés sur place sont prélevés afin d’àªtre analysés : « Des céramiques, des tessons, des silex taillés, des instruments pour la mouture des graines ou encore de morceaux de charbon suite aux incendies. Ces derniers nous permettront de récupérer les éléments organiques carbonisés et de déterminer les espèces ».

Voir ci dessous

Cirque de Troumouse : un gisement de haute-montagne de l’à¢ge du Bronze ancien
[Fouilles]
du 29 aoà »t 2016 au 27 septembre 2016 Gèdre (Hautes-Pyrénées)

Le site est découvert en 2015 lors de prospections-sondages menées par Thomas Perrin et son équipe. Il se situe sur la commune de Gèdre (Haute-Pyrénées), au lieu-dit Haille de Pout, sur un replat en bordure d’un ravin à 2050 m NGF. Le sondage sur un amoncellement empierré a permis la découverte d’une structure en pierres sèches effondrée et de céramiques écrasées du début de l’à¢ge du Bronze (2200-1900 av. J.-C.) au contact d’un niveau rubéfié.

Si des occupations de plein-air de l’à¢ge du Bronze sont repérées à cette altitude dans d’autres secteurs des Pyrénées, peu ont été fouillées et une aussi bonne conservation des niveaux archéologiques est exceptionnelle.
La fouille de cet empierrement vise à caractériser la nature de l’occupation (funéraire, habitat…) et à enrichir un contexte chrono-culturel peu documenté. Le travail sera partagé entre terrain (fouille, tamisage, relevés…) et post-fouille (lavage, tri…).

Conditions de participation :
- équipe d’une dizaine de bénévoles expérimentés ;
- si-possible sur la durée de la fouille ou 2 semaines minimum ;
- logement en gà®te et repas pris en charge ;
- prévoir des vàªtements adaptés à un climat d’altitude (chauds et imperméables) ;
- participation aux tà¢ches courantes ;
- vaccin antitétanique obligatoire ;
- voyage à la solde des fouilleurs ;

Contact :
Guillaume Saint-Sever
Post-doctorant
Université Toulouse Jean Jaurès
UMR 5608-TRACES- RHAdAMANTE
Maison de la recherche,5 allées A. Machado
31058 Toulouse cedex 9
gstsever@univ-tlse2.fr (jusqu’au 26 ao࠻t)
06.83.86.38.38

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